Récemment, Kimber de «Nip/Tuck» a fait quelque chose pour l’humanité. Elle était tout habillée pour une fois, et c’est par son vêtement que le miracle est arrivé. Notre ex-star du porno portait en effet à cet instant un somptueux pantalon sombre au tombé ample et majestueux. Un froc incroyable, idéal, un froc… taille haute! Jusque sous les côtes!
Cette vision, ç’a été délivrance indescriptible. Après toutes ces années de sévices taille basse, de bourrelets explosants, de bides à l’air et de micro-braguettes, Kimber semblait vouloir nous susurrer: «Le cauchemar est terminé. Fini le derche descendu, fini les jambons raccourcis, fini le pneu…»
Mais le paradigme du froc humilieur n’a pas dit son dernier mot et le voilà qui se déchaîne, en rebrandissant deux abominables spécimens eighties: le jeans moulant et le kolandjim – c’est comme ça qu’on prononçait le syntagme «collant de gym» au temps de nos premiers soutifs, quand on volait les chemises à nos papas parce qu’on les trouvait extrêmement cool.
Aujourd’hui, ces choses s’appellent respectivement «slim» et «leggings», mais l’effet reste le même: ça se porte avec des succédanés de chemises (des choses croisées sous-nichons façon femme enceinte appelées «tuniques»), ça vous métamorphose n’importe quelle femme en tasson et ça nous ramène à la case cauchemar.
Y’a donc plus qu’une issue pour échapper au fléau slim&kolandjim, les filles: faire comme Kimber – pour les frocs, en tout cas. Pour la scientologie, le porno et le détournement de mineurs, c’est vous qui voyez.
2 juin 2007
26 mai 2007
Les témoins incompris
«Je crois que Marc fait sa crise de la quarantaine, nous a confié Julie, l’autre jour sur une terrasse. Ça fait trois semaines qu’il me bassine avec un bilan de sa vie sauce nostalgie. Genre ‘En fait, quand j’y pense, je vivais des trucs vachement forts avant de te rencontrer’. C’est pas odieux, ça?» Anke et moi avons acquiescé vigoureusement.
«Mais ce qui craint le plus, a ajouté Julie, c’est qu’il a ressorti ses disques de l’époque berlinoise.» «Aïe!», a fait Anke. «Et il les écoute sans arrêt, a poursuivi Julie avec humeur. Il prend cet air extatique, bourré de sous-entendus, genre ‘tu peux pas comprendre’… (Julie s’est mise à imiter Marc) …Le Berlin de l’époque? In-croy-able…Il y a avait une énergie… Un désespoir... La chute du mur, il faut l’avoir vécue pour comprendre...» Puis ç’a été au tour d’Anke de «parler Marc»: «Nick Cave… Les clubs… Si vous aviez vu comme on vivait dans Kreuzberg… Ces appartes in-croy-ables à 7 mètres de plafond…» «…Et ça caillait tellement qu’on devait dormir avec nos Docs…», a enchaîné Julie.
«En fait, Marc est en train de devenir comme ton père», ai-je dit en me tournant vers Anke. «Y’a de ça», a admis Anke. Avant de se mettre à imiter son paternel: «Mai 68, à Paris, les filles, vous avez au-cune idée, vous pouvez pas i-ma-gin-er… L’élan…» «…Cette conscience politique dans tous nos gestes…», ai-je ajouté. «…Et la petite étudiante maoïste qui brûlait son soutien-gorge devant le Flore…», a rechéri Julie. «Et la fois où il a touché Cohn-Bendit…, a soupiré Anke d’un air douloureux. Non, pitié…»
«Mais ce qui craint le plus, a ajouté Julie, c’est qu’il a ressorti ses disques de l’époque berlinoise.» «Aïe!», a fait Anke. «Et il les écoute sans arrêt, a poursuivi Julie avec humeur. Il prend cet air extatique, bourré de sous-entendus, genre ‘tu peux pas comprendre’… (Julie s’est mise à imiter Marc) …Le Berlin de l’époque? In-croy-able…Il y a avait une énergie… Un désespoir... La chute du mur, il faut l’avoir vécue pour comprendre...» Puis ç’a été au tour d’Anke de «parler Marc»: «Nick Cave… Les clubs… Si vous aviez vu comme on vivait dans Kreuzberg… Ces appartes in-croy-ables à 7 mètres de plafond…» «…Et ça caillait tellement qu’on devait dormir avec nos Docs…», a enchaîné Julie.
«En fait, Marc est en train de devenir comme ton père», ai-je dit en me tournant vers Anke. «Y’a de ça», a admis Anke. Avant de se mettre à imiter son paternel: «Mai 68, à Paris, les filles, vous avez au-cune idée, vous pouvez pas i-ma-gin-er… L’élan…» «…Cette conscience politique dans tous nos gestes…», ai-je ajouté. «…Et la petite étudiante maoïste qui brûlait son soutien-gorge devant le Flore…», a rechéri Julie. «Et la fois où il a touché Cohn-Bendit…, a soupiré Anke d’un air douloureux. Non, pitié…»
19 mai 2007
Conséquences présidentielles
Cora a perdu les eaux sur son canapé pendant le discours de Sarko suite à sa victoire aux élections présidentielles françaises. C’est ce qui s’appelle un timing biologico-historique magistral. «Et merde…», a fait Cora, en découvrant simultanément le nouveau président de la République et la tache sur le sofa. «Tu veux qu’on y aille?», a demandé Sam. «Non, non, a répondu Cora de l'air désinvolte de la fille cool qui ne flippe jamais. Je préfère attendre ici. Chez moi. Au calme. Tant que c’est supportable, ça sert à rien de s’exciter.»
Sam a fait semblant de la croire. Mais quand Cora a eu ses premières contactions et s’est mise à ponctuer la captivante passe d’armes entre DSK et Jack Lang de jurons étouffés, il a décidé qu’il était temps d’appeler sa mère pour lui demander de rappliquer fissa.
Marine Le Pen venait juste de prendre la parole – et d’imprimer une émotion inavouable à Sam qui, phénomène ô combien honteux, frémit involontairement chaque fois qu’il entend sa voix de panthère … – quand Cora a tout à coup gémi: «Taxiii… Hostioo… Viite… Aah…»
L’un dans l’autre, l’accouchement s’est plutôt bien passé. Sam a stoïquement servi de reck à Cora durant cinq heures d’affilée – elle disait que les seuls moments où elle n’avait pas mal, c’était quand elle se suspendait à son cou de tout son poids. Et il a accueilli ses plaintes avec une empathie remarquable – tout en se jurant de flinguer l’anesthésiste qui préférait «attendre encore pour la péridurale».
Sam a fait semblant de la croire. Mais quand Cora a eu ses premières contactions et s’est mise à ponctuer la captivante passe d’armes entre DSK et Jack Lang de jurons étouffés, il a décidé qu’il était temps d’appeler sa mère pour lui demander de rappliquer fissa.
Marine Le Pen venait juste de prendre la parole – et d’imprimer une émotion inavouable à Sam qui, phénomène ô combien honteux, frémit involontairement chaque fois qu’il entend sa voix de panthère … – quand Cora a tout à coup gémi: «Taxiii… Hostioo… Viite… Aah…»
L’un dans l’autre, l’accouchement s’est plutôt bien passé. Sam a stoïquement servi de reck à Cora durant cinq heures d’affilée – elle disait que les seuls moments où elle n’avait pas mal, c’était quand elle se suspendait à son cou de tout son poids. Et il a accueilli ses plaintes avec une empathie remarquable – tout en se jurant de flinguer l’anesthésiste qui préférait «attendre encore pour la péridurale».
12 mai 2007
Juste entre parenthèses
Comme le gynéco lui a dit que ses contractions n'étaient qu'une fausse alerte, Cora a décidé d’empoigner le dossier Paolo et d’appeler Anke.
Mais pas question de mettre les pieds dans le plat, non, Cora se l’est jouée super subtile. Elle a commencé par décrire en long et en large les détails de sa grossesse pour flatter les compétences médicales d’Anke (le col fait encore 2,3 centimètres… ouais, le gynéco pense 2 kilos 8 pour l’instant… non, le sexe on sait toujours pas et, on veut pas… ouais, je suis pas mal constipée… non, je suis sous mucilage). Ensuite, Cora s’est un peu plaint de Sam, histoire de faire évoluer la conversation du côté du versant «les mecs» (il m’énerve, il quitte plus son Bose Quiet… ouais, le casque… kèsset’en penses, il bloque, il angoisse parce qu’on en aura bientôt deux?). Ensuite, elle a demandé à Anke s’il y avait du nouveau (alors raconte, les amours... aha... woaow… mmh… beau mec… mmh… ouais… ouais… ah au fait, tu sais pas la meilleure, Paolo m’a demandé ton numéro, c’est incroyable, tu trouves pas?). Et là, bingo! Anke lui a donné une réponse sans équivoque (qu’est-ce que tu veux que ça me foute?).
Cora a raccroché, réfléchi un moment, puis appelé Paolo pour lui décrire la situation en toute honnêteté (tu vas morfler mais c’est jouable… t’es vraiment prêt? okay… mais tu vas devoir payer de ta personne, je t’avertis… exact… viens chez moi demain… et t’as pas intérêt à débarquer sans chips Burts … non, je veux les Hot Chili Lemon… et je les veux rien que pour moi, t’as bien compris?)
Mais pas question de mettre les pieds dans le plat, non, Cora se l’est jouée super subtile. Elle a commencé par décrire en long et en large les détails de sa grossesse pour flatter les compétences médicales d’Anke (le col fait encore 2,3 centimètres… ouais, le gynéco pense 2 kilos 8 pour l’instant… non, le sexe on sait toujours pas et, on veut pas… ouais, je suis pas mal constipée… non, je suis sous mucilage). Ensuite, Cora s’est un peu plaint de Sam, histoire de faire évoluer la conversation du côté du versant «les mecs» (il m’énerve, il quitte plus son Bose Quiet… ouais, le casque… kèsset’en penses, il bloque, il angoisse parce qu’on en aura bientôt deux?). Ensuite, elle a demandé à Anke s’il y avait du nouveau (alors raconte, les amours... aha... woaow… mmh… beau mec… mmh… ouais… ouais… ah au fait, tu sais pas la meilleure, Paolo m’a demandé ton numéro, c’est incroyable, tu trouves pas?). Et là, bingo! Anke lui a donné une réponse sans équivoque (qu’est-ce que tu veux que ça me foute?).
Cora a raccroché, réfléchi un moment, puis appelé Paolo pour lui décrire la situation en toute honnêteté (tu vas morfler mais c’est jouable… t’es vraiment prêt? okay… mais tu vas devoir payer de ta personne, je t’avertis… exact… viens chez moi demain… et t’as pas intérêt à débarquer sans chips Burts … non, je veux les Hot Chili Lemon… et je les veux rien que pour moi, t’as bien compris?)
28 avril 2007
«Entourage» et dérapage
Chantal a regardé les premiers épisodes d’«Entourage» et elle s’est tellement répandue en «excellent», «super» et autres «délectable», que Patrick a pris le train en marche pour suivre avec elle les aventures de ces New-Yorkais un peu bas de plafond, qui partent à Hollywood rejoindre leur copain promis à un avenir de star de ciné. On les suit donc après les joints du petit-dèje dans les partys glam-décadentes de L. A. Sous le soleil de Californie, filles et garçons semblent n’avoir qu’un seul but dans la vie: «baiser un maximum de stars».
Tout ce cynisme, Patrick, ça l’a déstabilisé: c’était comme si on lui faisait sentir 1) qu’il était définitivement passé du côté des vieux ringards, 2) que sa jeunesse à lui, en dépit de folles bitures et d’échappées cochonnes, n’avait été qu’une retraite au couvent face à l’estomaquante endurance sexuelle de ces jeunes débiles.
La cerise sur le gâteau, c’est que Chantal, elle, ne semblait pas perturbée le moins du monde. D’où ça lui venait, tout ce know-how, hein? «Mais arrête! lui a-t-elle lancé. Depuis le dernier Tom Wolfe, tout le monde sait que le nouveau hobby de la jeunesse US, c’est de niquer des célébrités.» «Mais ça craint!» «Mais oui… Mais c’est marrant, aussi!» «Ben là, tu vois, ton attitude est complètement hypocrite!» «Mais pas du tout! Et puis relaxe! C’est juste une série… Allez, détends-toi… Tu veux que je t’amène une autre bière?» «Non, je veux qu tu me fasses ce que la blonde à gros seins aurait fait à Vince dans la piscine, si Ari n’avait pas débarqué…»
Tout ce cynisme, Patrick, ça l’a déstabilisé: c’était comme si on lui faisait sentir 1) qu’il était définitivement passé du côté des vieux ringards, 2) que sa jeunesse à lui, en dépit de folles bitures et d’échappées cochonnes, n’avait été qu’une retraite au couvent face à l’estomaquante endurance sexuelle de ces jeunes débiles.
La cerise sur le gâteau, c’est que Chantal, elle, ne semblait pas perturbée le moins du monde. D’où ça lui venait, tout ce know-how, hein? «Mais arrête! lui a-t-elle lancé. Depuis le dernier Tom Wolfe, tout le monde sait que le nouveau hobby de la jeunesse US, c’est de niquer des célébrités.» «Mais ça craint!» «Mais oui… Mais c’est marrant, aussi!» «Ben là, tu vois, ton attitude est complètement hypocrite!» «Mais pas du tout! Et puis relaxe! C’est juste une série… Allez, détends-toi… Tu veux que je t’amène une autre bière?» «Non, je veux qu tu me fasses ce que la blonde à gros seins aurait fait à Vince dans la piscine, si Ari n’avait pas débarqué…»
21 avril 2007
QuietComfort3: l'addiction
Sam a toujours trouvé que même s'il est vachement sympa, Juan est un frimeur. Surtout en matière d'équipement électronique. Car dans ce domaine à haut snobisme ajouté, tout ce que Juan possède est top. Et chacun de ses gadgets électroniques high-tech high-design est pour lui comme un voluptueux marche-pied vers l'extase et la paix intérieures. Au point que quand son téléphone Bang & Olufsen tinte suavement ou quand ses micro-enceintes multiorientées Bose l'enveloppent de leur sonorité satinée, Juan est dans un état qui doit se rapprocher de celui qu'atteint le dalaï-lama après cinq heures de méditation: carrément second.
Sa dernière acquisition, c'est un casque. Mais pas n'importe lequel, évidemment. Car ce casque-là (nom de code Bose QuietComfort3) ne sert pas qu'à écouter de la musique avec une qualité sonore exceptionnelle, non: ce qu'il sait faire, surtout, c'est distiller... du silence. Et affranchir celui qui le porte de l'incessante rumeur du monde pour lui offrir le luxe ultime... du rien - tout ça pour la modique somme de 648 francs, frais de port non compris. «Mais on devient super vite accro, a confié Juan à Sam. Moi, en tout cas, je souffre chaque fois que je dois l'enlever.» Et comme il voyait que Sam ne le croyait pas, Juan lui a prêté son QuietComfort3.
C'était il y a deux semaines. Aujourd'hui, Sam a reçu le sien par courrier et éprouvé un soulagement colossal. Là, c'est bon, le bébé peut arriver: Sam, maintenant, a les munitions nécessaires pour aller affronter Cora en salle d'accouchement.
Sa dernière acquisition, c'est un casque. Mais pas n'importe lequel, évidemment. Car ce casque-là (nom de code Bose QuietComfort3) ne sert pas qu'à écouter de la musique avec une qualité sonore exceptionnelle, non: ce qu'il sait faire, surtout, c'est distiller... du silence. Et affranchir celui qui le porte de l'incessante rumeur du monde pour lui offrir le luxe ultime... du rien - tout ça pour la modique somme de 648 francs, frais de port non compris. «Mais on devient super vite accro, a confié Juan à Sam. Moi, en tout cas, je souffre chaque fois que je dois l'enlever.» Et comme il voyait que Sam ne le croyait pas, Juan lui a prêté son QuietComfort3.
C'était il y a deux semaines. Aujourd'hui, Sam a reçu le sien par courrier et éprouvé un soulagement colossal. Là, c'est bon, le bébé peut arriver: Sam, maintenant, a les munitions nécessaires pour aller affronter Cora en salle d'accouchement.
14 avril 2007
Le caca de chat
Certaines hérédités finissent immanquablement par vous rattraper. Même si vous aviez longtemps cru leur échapper les doigts dans le nez, parce que reproduire les schémas lamentables, c’est vraiment pas votre genre. Mais paf, voilà qu’un beau jour, vous vous retrouvez en plein dedans.Mon schéma héréditaire lamentable à moi, c’est le caca de chat.
Séquence souvenir: j’ai 6 ans, on est à table et ma mère a préparé une salade russe maxi mayo – un classique de la gastro seventies, heureusement largement tombé dans l’oubli depuis. Je fronce le nez devant ce monticule informe barbouillé de blanc et je demande: «C’est quoi, ça?» A quoi ma mère répond sèchement: «Du caca de chat!» Cette réaction à deux balles pétrie d’agressivité démontre à quel point ma mère était incapable de prendre la moindre distance: se laisser piquer au vif par une gosse de 6 ans, c’est pitoyable, on est d’accord.
Séquence aujourd’hui: je viens de préparer un succulent «risotto verde» avec plein de légumes frais – notre mayo contemporaine, si on y réfléchit bien, y’a pas un plat où on n’en met pas. J’apporte triomphalement ma marmite à table. L’aîné fronce le nez en scrutant le contenu et demande: «C’est quoi, ce truc vert?» Je n’en reviens pas. Ce que ce gosse est ingrat! Et moi qui vient de passer deux heures en cuisine! Deux! J’essaye de me maîtriser. Je veux rester calme, souveraine, et lui dire avec douceur: «C’est du risotto! Tu vas adorer!» Mais le piège atavique se referme, implacable. Et je m’entends articuler sèchement: «Du caca de chat!»
Séquence souvenir: j’ai 6 ans, on est à table et ma mère a préparé une salade russe maxi mayo – un classique de la gastro seventies, heureusement largement tombé dans l’oubli depuis. Je fronce le nez devant ce monticule informe barbouillé de blanc et je demande: «C’est quoi, ça?» A quoi ma mère répond sèchement: «Du caca de chat!» Cette réaction à deux balles pétrie d’agressivité démontre à quel point ma mère était incapable de prendre la moindre distance: se laisser piquer au vif par une gosse de 6 ans, c’est pitoyable, on est d’accord.
Séquence aujourd’hui: je viens de préparer un succulent «risotto verde» avec plein de légumes frais – notre mayo contemporaine, si on y réfléchit bien, y’a pas un plat où on n’en met pas. J’apporte triomphalement ma marmite à table. L’aîné fronce le nez en scrutant le contenu et demande: «C’est quoi, ce truc vert?» Je n’en reviens pas. Ce que ce gosse est ingrat! Et moi qui vient de passer deux heures en cuisine! Deux! J’essaye de me maîtriser. Je veux rester calme, souveraine, et lui dire avec douceur: «C’est du risotto! Tu vas adorer!» Mais le piège atavique se referme, implacable. Et je m’entends articuler sèchement: «Du caca de chat!»
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